SITUATION

Constat à fin 2006 :

Comme partout dans l’Aïr, beaucoup de touaregs sont devenus sédentaires ou semi-nomades, la plupart du temps parce qu’ils n’avaient pas le choix. Mararaba est une zone d’attache des populations nomades touarègues. La population, estimée environ à 890 personnes, réparties entre 178 ménages mènent dans ce milieu une vie rude, conservant avec fierté et courage leurs traditions. Ces nomades, les kel ewey, étaient de grands caravaniers. Certains perpétuent encore la tradition des longues caravanes, échangeant des denrées contre le précieux sel des oasis de Bilma ou Facchi. Femmes et enfants se retrouvent souvent seuls au village. D’autres ont eu moins de chance, leur cheptel, décimé par plusieurs sècheresses les a obligés à se reconvertir dans l’agriculture irriguée et l’élevage. Dans la plupart des cas les faibles ressources qui résultent de leur production permet seulement la survie de la famille.


Partout dans cette région semi désertique les mêmes carences :

L’EAU – L’EDUCATION

Il y a un puits dans le village, situé sur un terrain appartenant à un maraîcher, ce n'est donc pas un puits communataire et ce puits n'étant pas assez profond, il s'enfonce dans le sol, l'eau qui en est tirée est de couleur brune, pleine de terre et d'impuretés . Ce sont les femmes et les filles qui ont la charge de l’eau. Elles viennent plusieurs fois par jour et repartent portant chacune sur la tête un seau de 20 litres .Certaines parcourent une douzaine de kms. Cette tâche, accomplie par tous les temps, nécessite quotidiennement plusieurs heures de travail.


L’EDUCATION

Grâce à la mobilisation de la population du village et au groupement de parents d’élèves qui s’est constitué, une école en paillote a vu le jour pour la rentrée scolaire 2006, non loin du puits. Ce sont les villageois qui l’ont financée et construite. Les murs et le toit sont en nattes, soutenus par des piquets de bois. Cet abri de fortune ne résistera certainement pas aux vents de sable, à la chaleur torride d’avril à juin et à la saison des pluies qui suivra.




Un maître a été attribué, 11 filles et 30 garçons, âgés de 7 à 9 ans sont inscrits depuis la rentrée, au CI (cours d’initiation), ce qui est un record pour une première rentrée dans une école de brousse, malgré la précarité des conditions d’accueil. Un peu de matériel a été prêté provisoirement au maître, les enfants sont serrés à six sur des bancs prévus pour trois. Ils n’ont pas de livres, très peu de fournitures scolaires. Les parents n’ont pas les moyens d’acheter des fournitures et l’école ne bénéficie d’aucun soutien de l’état. Il n’y a pas d’absentéisme, malgré les distances importantes parcourues matin et soir par certains enfants. Les parents ont envie que l’école s’agrandisse et offre un meilleur accueil pour permettre aux enfants trop éloignés d’être scolarisés. Ils souhaitent une deuxième classe pour le cours élémentaire, les enfants étant tous au niveau pour la prochaine rentrée. Il est prévu le recrutement d’une trentaine d’enfants pour la rentrée 2007-2008.

construire un puits et une école pour les aider à améliorer leurs  conditions  de vie


Les parents sont demandeurs d’éducation pour leurs enfants, même s’ils redoutent que l’évolution n’altère le maintien de leur culture et de leurs traditions. Ils comprennent très bien que la survie de leur peuple dépend de l’éducation des jeunes.
Un travail de sensibilisation sur la nécessité de scolarisation des filles est encore à entreprendre, certaines mères étant réticentes à envoyer leurs filles à l’école car elles participent à l’approvisionnement en eau et s’occupent des animaux.

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